Pourparlers de paix à Islamabad, cessez-le-feu sous tension, navires bloqués. Le point complet sur ce qui se passe maintenant.
Sur Truth Social, Donald Trump a annoncé que la marine américaine «entame le BLOCUS de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz», invoquant le refus «intransigeant» de Téhéran d'abandonner son programme nucléaire à Islamabad. Il a également ordonné d'«intercepter tout navire ayant payé un péage à l'Iran» et annoncé le déminage actif du détroit : «Tout Iranien qui nous tire dessus sera RÉDUIT EN POUSSIÈRE.» La déclaration, publiée sans concertation préalable avec les alliés, rompt brutalement avec la dynamique des pourparlers en cours et place l'IRGC face à un ultimatum militaire direct.
Le ministère saoudien de l'Énergie annonce ce matin que le pipeline IPSA (Est-Ouest) et les installations énergétiques touchées par les frappes iraniennes ont été intégralement remis en service. La capacité de pompage est revenue à son niveau nominal de 7 millions de barils/jour. La production du champ Manifa (300 000 bpj) est elle aussi rétablie. Seul le champ de Khurais reste en cours de réparation. Cette restauration élimine le principal goulot d'étranglement alternatif à Hormuz côté saoudien — un signal fort pour les marchés à la veille de la reprise des pourparlers.
Plusieurs navires de la marine américaine ont traversé le détroit d'Hormuz samedi, selon un responsable américain cité par Barak Ravid (Axios). Le mouvement n'a pas été coordonné avec l'Iran — c'est la première fois depuis le début de la guerre qu'un transit militaire US s'effectue sans accord préalable avec Téhéran. La manœuvre intervient alors que les pourparlers d'Islamabad sont en cours. Elle constitue un signal fort sur la doctrine américaine de liberté de navigation, mais représente un risque d'escalade direct avec l'IRGC.
Les premières discussions directes USA-Iran depuis 1979 se poursuivent. Progrès limités mais réels : possible compromis sur le Liban (frappes israéliennes limitées au sud), discussions sur le dégel de 6 Md$ d'actifs iraniens gelés. L'Iran maintient ses 3 lignes rouges : contrôle formel du détroit, retrait des forces US de la région, cessez-le-feu au Liban. Vance met en garde : "Ne pas essayer de jouer avec les États-Unis."
La marine des Gardiens de la Révolution a publié une déclaration officielle : "Le silence de deux jours a démontré à amis et ennemis que la gestion du détroit d'Hormuz est entrée dans une nouvelle phase." L'Iran signale que le régime de péages et de contrôle sélectif des passages est permanent, indépendamment de l'issue des pourparlers. Les frais de péage sont de ~2 M$ par VLCC chargé, payables en yuan ou stablecoins.
Écart record entre le Brent daté (physique) à 131,97$/baril et les futures juin à 96,51$/baril — signe de la pénurie extrême de cargaisons disponibles. 7 navires ont transité le 10 avril (vs 5 le 9), mais Hapag-Lloyd prévient : "Le retour à la normale se comptera en semaines voire en mois." Goldman Sachs alerte sur un Brent moyen >100$ sur toute l'année 2026 si le détroit reste quasi-fermé un mois de plus.
Bloomberg révèle que le FM Wang Yi a contacté 26 dirigeants (Arabie Saoudite, Russie, Allemagne, Iran...) dans les 72h précédant le cessez-le-feu du 7-8 avril. Téhéran attribue explicitement l'accord à la pression de Pékin. Paradoxe : la Chine vote contre la résolution ONU sur Hormuz tout en œuvrant à la réouverture — ses intérêts économiques (40% du pétrole importé via Hormuz) dictent sa position.
Un drone iranien a frappé le 8 avril une station de pompage du pipeline IPSA, réduisant le débit de 700 000 bpj selon Bloomberg. Ce pipeline (capacité 7 Mbj) vers Yanbu sur la Mer Rouge était la principale alternative saoudienne à Hormuz. L'attaque intervient au pire moment : c'est la seule voie d'export non bloquée pour l'Arabie Saoudite. Les dégâts représentent environ 10% de la capacité d'export du royaume.
La Première ministre Sanae Takaichi confirme la contribution du Japon à la plus grande libération de réserves de l'histoire de l'AIE : 400 M de barils au total. Le Japon libère 80 M de barils (54 M brut, 26 M raffinés). Contexte : 95% du pétrole japonais vient du Moyen-Orient via Hormuz — le Japon est l'un des pays les plus exposés à la crise.
“Ne pas essayer de jouer avec les États-Unis dans ces négociations.”
“Les deux jours de silence ont clairement montré que la gestion du détroit d'Hormuz est entrée dans une nouvelle phase.”
“Le retour à la normale pour notre industrie se comptera en semaines, voire en mois.”
“L'Iran se comporte de manière déshonorante en taxant les navires.”
Trump a annoncé le blocus naval du détroit et l'interception de tout navire ayant payé un péage iranien. La déclaration intervient en plein cœur des pourparlers d'Islamabad et fait peser un risque d'escalade militaire directe avec l'IRGC.
L'écart record entre le Brent daté (131,97$) et les futures (96,51$) reflète une pénurie physique aiguë. Goldman Sachs prévoit >100$ tout 2026 si Hormuz reste quasi-fermé.
L'Iran exige des garanties sur son programme nucléaire à Islamabad. La menace de quitter le TNP reste sur la table.
Le pipeline IPSA est de nouveau à pleine capacité (7 Mbj) depuis le 12 avril — réparation plus rapide que prévu. Seul le champ de Khurais reste partiellement affecté (~300 000 bpj).
Sources