De 138 navires par jour à quasi-zéro. Le pétrole mondial manque de 11 millions de barils chaque jour, malgré la restauration du pipeline saoudien.
Trafic dans le détroit d'Hormuz
Janvier 2025 → Avril 2026
Depuis le 26 mars 2026, l'Iran autorise sélectivement certains pays à utiliser le détroit, créant une fracture géopolitique inédite.
Avec la restauration du pipeline IPSA (12 avril), les alternatives couvrent désormais 8,9 Mbj sur 20. Un déficit de ~11 millions de barils/jour reste sans solution.
Le Cap de Bonne-Espérance reste une option pour les pétroliers VLCC, mais allonge le trajet de 15 à 30 jours et multiplie les coûts de transport par 3 à 5.
Même avec un cessez-le-feu, la plupart des armateurs ne peuvent pas transiter immédiatement. Le Lloyd's of London a classé le Golfe Persique en zone War Risk depuis le 2 mars 2026. Les clubs P&I (Gard, Skuld, NorthStandard…) ont annulé leur couverture guerre le 5 mars avant que les assureurs individuels ne reprennent. Les primes ont bondi de 0,15–0,25% de la valeur du navire avant la crise à 3–10%+ au pic — soit 10 à 14 M$ par voyagepour un VLCC sous pavillon américain (Lloyd's List, 11 mars 2026). Les primes ont augmenté de 200 à 300% selon Euronews.
La LMA (Lloyd's Market Association) précise qu'il n'y a pas de “blocus assurantiel” — la couverture reste disponible. Mais au prix actuel, la plupart des armateurs jugent le transit économiquement non viable. Le retour à la normale prendra des semaines après tout accord, le temps que les assureurs reclassifient la zone.
Sources